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Fév
02

Porte ouverte à Jérôme Mesnager

Corps blancs, morceaux choisi

02 Février 2012 / 30 Mars 2012

Il a fait courir son “Homme blanc” des murs de Paris jusqu’à la muraille de Chine, en passant par l’Afrique, les États-Unis, le Japon… La galerie Caplain-Matignon se réjouit d’arrêter un instant dans sa trajectoire l’un des maîtres français de l’art urbain et de l’exposer sur ses cimaises...

Apôtre de la Liberté comme l’illustre Bartholdi, Jérôme Mesnager est né à Colmar en 1961, le 29 janvier. Formé à l’École Boulle au métier d’ébéniste, il va très vite se passionner pour l’art éphémère de la jungle des villes. En 1983, il crée son  Corps blanc, cette empreinte qui va s’afficher dans les lieux les plus insolites comme “un symbole de lumière, de force et de paix”. Dès lors, Jérôme Mesnager lance son personnage à l’assaut des escaliers, utilise les palissades, les grilles, les panneaux de signalisation comme les bouches de métro. Il lui donne une vie trépidante, lui fait exécuter des danses et des combats, semer des messages d’amour, parsemer les murailles de cœurs et d’oiseaux, flotter “Vingt mille lieux sous les mers”, jongler avec des fleurs, des caractères d’imprimerie ou des clefs anglaises, réinventer le “Printemps de Botticelli, sans oublier les Amoureux sous la flèche active de Cupidon…

Sur les matériaux et les objets les plus divers, la toile, le fer rouillé, le bois, une pelle, un paratonnerre…, Jérôme Mesnager dessine la fameuse silhouette. Il n’a qu’une idée en tête : exprimer le bonheur et l’offrir à tous ceux qui passent. Dans “La Classe de Blanche”, il confie sa toile aux enfants joyeux de s’exprimer dans un feu d’artifice avant de tracer la ligne blanche qui se déroule toujours  dans la plus totale liberté.

«Je fais des tableaux et la toile, c’est le monde (J. Mesnager)».