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Fév
02

Jérôme Mesnager

Corps blancs, morceaux choisi

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Il a fait courir son “Homme blanc” des murs de Paris jusqu’à la muraille de Chine, en passant par l’Afrique, les États-Unis, le Japon… La galerie Caplain-Matignon se réjouit d’arrêter un instant dans sa trajectoire l’un des maîtres français de l’art urbain et de l’exposer sur ses cimaises...

Apôtre de la Liberté comme l’illustre Bartholdi, Jérôme Mesnager est né à Colmar en 1961, le 29 janvier. Formé à l’École Boulle au métier d’ébéniste, il va très vite se passionner pour l’art éphémère de la jungle des villes. En 1983, il crée son  Corps blanc, cette empreinte qui va s’afficher dans les lieux les plus insolites comme “un symbole de lumière, de force et de paix”. Dès lors, Jérôme Mesnager lance son personnage à l’assaut des escaliers, utilise les palissades, les grilles, les panneaux de signalisation comme les bouches de métro. Il lui donne une vie trépidante, lui fait exécuter des danses et des combats, semer des messages d’amour, parsemer les murailles de cœurs et d’oiseaux, flotter “Vingt mille lieux sous les mers”, jongler avec des fleurs, des caractères d’imprimerie ou des clefs anglaises, réinventer le “Printemps de Botticelli, sans oublier les Amoureux sous la flèche active de Cupidon…

Sur les matériaux et les objets les plus divers, la toile, le fer rouillé, le bois, une pelle, un paratonnerre…, Jérôme Mesnager dessine la fameuse silhouette. Il n’a qu’une idée en tête : exprimer le bonheur et l’offrir à tous ceux qui passent. Dans “La Classe de Blanche”, il confie sa toile aux enfants joyeux de s’exprimer dans un feu d’artifice avant de tracer la ligne blanche qui se déroule toujours  dans la plus totale liberté.

«Je fais des tableaux et la toile, c’est le monde (J. Mesnager)». 

Biographie

Jérôme Mesnager est né le 29 janvier 1961 à Colmar.  Il entre à l’école Boulle en 1974 où il reçoit une formation d’ébéniste, matière qu’il enseignera par la suite dans cette même école. En 1979, il suit les cours de Bande dessinée d’Yves Got et de Georges Pichard, professeurs à l’école des Arts Appliqués.

 

Les années 1980

En 1982, Jérôme Mesnager est le co-fondateur de Zig-Zag, un groupe de jeunes artistes qui investissent en « zig-zag la jungle des villes » et revitalisent des lieux abandonnés avec moult graffitis. Le corps couvert de peinture blanche, Jérôme déambule dans ces espaces et, le 16 janvier 1983, projette sur le mur de la Petite Ceinture son premier Homme blanc, « symbole de lumière, de force et de paix ». Désormais, le corps blanc s’affiche dans tout Paris, explorant usines et gares désaffectées sans oublier caves et catacombes… avant de partir à la conquête du monde entier : Italie, Sénégal, Gambie, Mauritanie, États-Unis, Égypte, Japon, Chine (l’Homme blanc court sur la Grande Muraille et sur les murs de Shanghai)…

 

Les années 1990

En 1990, Jérôme Mesnager expose une série de palissades sur le thème du combat. En 1992, dans les Cévennes, il se sert de tôles rouillées pour se livrer à des réalisations d’inspiration baroque. L’année suivante à Vallauris, il s’initie à la céramique. En 1995, une grande peinture murale dans le XXe : « C’est nous les gars de Ménilmontant ». Il travaille en duo avec Nemo et ses ombres noires. Ensuite, il élabore avec Noart une série sur le thème de l’usine. En 1998, voyage en Afrique Paris - Ouagadougou en 4L. Puis New York... A son retour à Paris, il habite le Kursaal – un ancien cinéma de Montreuil datant de 1930 et peint des toiles sur le thème du rêve.

 

Les années 2000

Jérôme Mesnager expose à Strasbourg. Puis voyage au Togo où il réalise des murs peints. Expositions à Genève, New York, avec le groupe La Rue Ketanou pour qui il illustre des disques. Expositions à Sochaux avec Noart et à Paris avec Nemo). Il découvre l’Inde, fait le tour de la Grèce. En 2002, nouveau voyage en Inde. A Paris, il expose la série des 86 peintures de « Tourbillons » sur le parcours de la Bièvre. En  2004, réalisation d’une série de palissades sur le thème de la mythologie avant de repartir en Inde peindre 40 tableaux Ganesh et un mur de 200 mètres. En 2005, il crée une série de 36 toiles sur le thème de la Ville. Puis départ en Guyane (dans les anciens bagnes, ses hommes blancs retrouvent la liberté !). En 2006, il est inspiré par l’Art Nouveau et l’Art Déco. En 2007, l’hôtel des Académies et des Arts dans le 6ème arrondissement de Paris lui offre ses chambres à décorer. Il réalise un géant de 15 mètres dans l’entrée de l’hôtel. En 2008, son Homme blanc orne les blockhaus de la plage 0...  Puis, inspiré par Michel Ange, il se lance dans un monumental  Jugement dernier (7m60 sur 3m10).  En 2009, il célèbre à Barbizon les cent ans de L’Angélus de Millet.

2011 : Peinture du M.U.R. rue Oberkampf (6 mètres sur 8), puis décor de tous les murs du riad de Marrakech. De nouveau à Paris, il expose au salon de Street Art, la peinture géante de l’école de Blanche  (St Georges terrassant le dragon) et participe à l’exposition collective de la mairie du XVIIème avec Mosko, Artiste-Ouvrier, Le CyKlop et Gérard Faure. Puis, il envoie ses Bonhommes blancs prendre d’assaut le site militaire de Karola : des blockhaus phénoménaux et uniques. Le 11 Septembre, au Jardin du Luxembourg, performance en hommage aux disparus de 2001. Ensuite, le voilà à Reims avec Artiste-Ouvrier, Jef Aérosol et Mosko. Le 15 et le 16 octobre, pour les Portes ouvertes de Montreuil, il expose des peintures sur plaques de rues détournées. Il participe aux Masters Paris Bercy…

 

En 2012, il offre ses vœux sur la façade de la Conciergerie, côté Seine…

 …Suite en février à la Galerie Caplain-Matignon où il exposera ses « Corps blancs – Morceaux choisis »…

 

Expositions

Bibliographie

•1990 et 1992 : Le Voyageur de l’art : les aventures de Corps blanc (2 tomes),

textes de Jérôme Mesnager et Gilbert Lascault, éditions F. Loeb,

• 2003 : 20 ans qu’il court, Critères            éditions,

• 2007 : Échappée belle, préface de Denis Seznec, Critères éditions,

• 2008 : Il court toujours… 25 ans, Critères éditions.

• 2010 : Ma vie en blanc, Le Voyageur éditions.

• 2011 : ouvrage collectif sur le Street art : «De la rue à la galerie» de Samantha Longhi

et Nicolas Chenu. Pyramyd éditions.

• 2012 : Compte sur moi, Opus Délits.

 

 

Quelques Vidéos

• Hommage à Jérôme Mesnager par Sébastien Vixac.

• Dans le cabaret parisien Shéhérazade.

• Thierry ARDISSON interview «pinceau».

• Film de Laurence Guerault : «Jérôme Mesnager et ses doubles».

• Reportage de l’AFP novembre 2011 : «Jérôme Mesnager : peintre de rue depuis 30 ans».

 

 

Installations permanentes en France et dans le monde :

• Hôtel des Académies et des Arts, Paris VIe, France.

• Hôpital Saint-Antoine, Paris XIIe, France.

• Mur rue de menilmontant, Paris, France.

• Musée d’art moderne de la ville de Paris, France.

• Musée du suquet à Cannes, France.

• Musée des civilisations de Marseille, France.