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Mai
22

PORTE OUVERTE à VALERIA ATTINELLI

Princess's tour

23 Mai 2012 / 4 Juin 2012

Dans sa brillante trajectoire, qui l’a menée par le biais de la création et du stylisme au centre Pompidou et à l’Espace Cardin pour de mémorables happenings, Valeria Attinelli s’est révélée comme artiste peintre d’un genre nouveau. La Galerie Caplain-Matignon est ravie d’accueillir « La Princesse » qui a choisi de nous adresser, en toute complicité, ses clins d’œil à l’enfance. Voyage au gré des (é)toiles…

Qui pourrait croire que cette jeune femme se juge « timide et introvertie », alors qu’elle affiche –sans complexes- : « C’est moi la plus belle » « I am so chic » « Je suis une princesse»… sur ses toiles. Valeria Attinelli avoue que c’est sa manière de positiver, sa méthode Coué pour communiquer avec autrui. Mais on sent bien qu’elle n’a pas quitté le monde de l’enfance, motif premier de son inspiration, enrichie par les mouvements Op’ Art et Pop art, l’art indien et la culture manga. Un univers bien à elle qui se traduit avec humour et tendresse dans son Grand Tour du monde. Sur des accords de guitare, bien entendu.

A chaque pays, le frémissement d’un drapeau… Valeria Attinelli y marie la rigueur géométrique des lignes et des raies aux vives couleurs avec des effets graphiques bien cadencés Elle fait claquer au vent les emblèmes des états du monde ornés de figures stylisées, couronnes, fleurs de lys, cocarde, flèches et étoiles. Dans son périple, l’artiste réinvente les sigles et les codes. Y compris celui de la « Bonne conduite…amoureuse » où se détectent des étreintes très épurées, un enlacement complexe de formes parfaitement schématisées et magnifiées par de belles envolées de spots, de pixels et de bulles, comme un écho à Roy Lichtenstein… Loin de ces couples fusionnels, une jolie frimousse joue dans la candeur, avec des caractères alphabétiques acidulés comme des bonbons, s’amuse sous un chapeau à la «My Fair Lady », cache ses grands yeux soleil sous des lunettes de star, se dessine une bouche en cœur…

A Paris, arrêt devant la « Tour Eiffel ». Fleurie, flashy, c’est aussi une Princesse ; du haut de ses 110 cm, elle s’affiche dans un arc-en-ciel de coloris lumineux, pimpants et printaniers au fil des arches et des poutrelles. Ce monde harmonieux que Valeria Attinelli décrit avec une grande fraîcheur est une invitation à en savoir plus sur son cheminement… Semé de cailloux blancs ou de petites fleurs ?

Née en 1964 à Paris, Valeria Attinelli grandit dans un milieu culturel et artistique particulièrement ouvert. Son père, peintre et sculpteur, et sa mère, photographe de stars, n’ont pas manqué d’insuffler en elle un désir très vif de créer… sa propre identité. La jeune femme s’affirme, trouve son style aussi joyeux que malicieux. En 2001, le Centre Pompidou intègre ses créations Pop dans l’exposition  «Les années Pop». En 2009, avec le Happening «Les Droits de l’âme » à l’Espace Pierre Cardin, elle fait « défiler » ses tableaux. En 2010, elle étonne le Tout-Paris avec « Les Maux Cœur» qui met en scène un spectacle enchanteur où le rythme de la danse et de la musique scandent l’arrivée -en guest-star- de chacune de ses peintures.

Valeria Attinelli a l’art de nous redonner un regard d’enfant.Le 22 mai 2012, la «Princesse » est attendue avec impatience à la galerie Caplain-Matignon : on sait déjà qu’elle donnera vie à ses folies… Tout un programme pour cette tournée de gala !